Comme prévu, le 3SG (Séminaire Sciences Sociales de Guinée) a tenu sa deuxième séance, cette fois-ci dans les locaux du LASAG (Laboratoire d’analyse socio-anthropologique de Guinée), à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

La séance, animée par Dr Marie Yvone Curtis, a connu la présence de nombreux étudiants en situation de Master, des enseignants-chercheurs de Sonfonia et d’autres institutions d’enseignements et de recherche.

Les débats ont essentiellement tourné autour du livre de Dr Marie Yvone Curtis intitulé ETHNO-ESTHETIQUE BAGA : Témoins, Témoignages et Alternatives. Dont voici une résumé préparé à l’occasion : « L’ouvrage « Baga, Vision d’Afrique » paru en septembre 2018 permet à l’auteur de révéler au lecteur toute la créativité passée et présente des artistes Baga qui ont produit des œuvres majeures, caractéristiques de la région côtière de Guinée.

Pour étudier cet art, il a été fait appel à une approche plurielle basée sur l’esthétique (l’art comme témoin d’un contexte culturel et symbolique) et l’ethnologie pour recueillir les témoignages des Baga eux-mêmes sur leurs arts.

L’art Baga mérite de SURVIVRE, de vivre pleinement pour célébrer le passé, jouir du présent, construire l’avenir tout en restant ancré dans ses sources. Mais quelles alternatives proposer pour que cet art retrouve toute sa vitalité dans un monde en pleine mutation sociale ? »

Rappelons que ces séminaires se tiendront le 1er mercredi de chaque mois rotativement entre le CERFIG-CIRD-LASAG-MASDEL de 10h à 12h ou de 14h à 16h.

Ce cycle de séminaire scientifique est une initiative coordonnée par Dr Marie Yvonne Curtis (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Moustapha Keïta Diop (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Frédéric Le Marcis (IRD & CERFIG), Dr Ramadan Diallo (CIRD) et chercheurs nationaux et internationaux. L’objectif de ce séminaire est de soutenir un espace de présentation et de discussion des travaux de sciences sociales développés en ou sur la Guinée. Ce cycle de séminaires est ouvert aux étudiants à partir du master et aux chercheurs de toute institution et discipline des sciences sociales.

Il consiste :

– En la présentation par un chercheur confirmé ou d’un étudiant d’une recherche en cours de réalisation (il peut donc s’agir d’un projet de master) (30 min).

– D’une discussion du projet par un discutant ayant au préalable reçu le texte de la présentation (30 min).

– D’un débat avec la salle (1h).

Il se veut un lieu de discussion bienveillante mais sérieuse de travaux, favorisant à la fois l’apprentissage de la recherche par la recherche et la présentation de l’actualité de la recherche menée en Guinée et au-delà.

Le prochain aura lieu Mercredi 4 décembre

Sources: http://cirdguinee.org/le-3sg-tient-sa-deuxieme-seance/

Ce sont en tout 25 candidats qui démarrent ce lundi les cours au compte de nouveau diplôme inter-universitaire (DIU) en santé globale, fruit de la coopération entre l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et l’Université de Montpellier.

Durant un mois, ces apprenants vont suivre des cours en salle, ponctués d’interventions d’experts par visioconférence et la technologie via l’internet.

«L’idée est partie du constat de l’épidémie Ebola en Guinée aucours de laquelle nous avons tous compris que le pays avait un déficit en ressources humaines dans le domaine de la santé de façon générale. La preuve, nous avions eu beaucoup d’expatriés dans ce pays parce que nous n’avions pas suffisamment de personnes formées dans ce domaine » explique Pr. Abdoulaye Touré, Responsable du Diplôme interuniversitaire en Santé globale.

Il y a plus d’un an, en réalité depuis février 2018, rappelle-t-il, les deux universités susmentionnées ont signé un accord-cadre de coopération qui, visiblement, est d’un grand apport dans la promotion et l’amélioration des programmes de formation et de recherche communs de ces deux institutions.

Pour cette première promotion, la coordination de ce DIU précise qu’il y a eu assez d’engouement dans le milieu de la recherche, tant en Guinée qu’à l’Etranger. Il y a eu près de  140 candidatures pour 20 places dont une quarantaine venant de l’Etranger.

« Des critères exigeants ont permis de choisir 20 puis 25″ sélectionnés, atteste Pr. Touré.

Pr Mohamed Cissé, Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, est satisfait du démarrage de cette formation.

« Le système de santé d’un pays repose sur six piliers et les ressources humaines sont un de ces piliers. Tout ce qu’on peut faire pour avoir des ressources humaines de qualité permet d’avoir un système de santé de qualité. C’est pourquoi, depuis quelques années, nous mettons des formations sur place pour renforcer les ressources humaines du système sanitaire. »

Pr Cissé , au nom des enseignants de sa faculté, souhaite à cette première promotion, « de l’abnégation, de l’engagement, du courage et de la réussite au bout de l’effort. »

L’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC)  et l’Université de Montpellier (UM) ont signé le mardi 27 février 2018,  un accord-cadre de coopération universitaire.

Cet accord, en croire le Recteur de l’UGANC, Dr Doussou Lancinè Traoré, sera d’un grand apport dans la promotion et l’amélioration des programmes de formation et de recherche communs de ces deux institutions.

«L’aspect le plus important de cet accord, rappelle le Recteur de l’UGANC, est  lié au fait qu’il va nous permettre d’établir et d’approfondir nos relations en vue de contribuer au développement des échanges et des activités de formation et de recherche ainsi que la promotion et l’intensification des liens d’amitié et la compréhension mutuelle entre les peuples en général et les institutions en particulier. »

Du côté de l’Université de Montpellier, c’est le Professeur Jacques Mercier, Président du Conseil scientifique de l’Université de Montpellier qui a remplacé son président, Pr Philipe Auge.

Le président de l’Université de Montpellier a, dans une vidéo, rappelé la nécessité pour les universités d’établir des relations internationales. Rappelant la volonté d’ouverture vers les pays du sud, le président de l’Université de Montpellier souligne que la thématique principale reste le domaine de la santé.

Cet accord, avait-il mentionnée, ne peut intervenir sans qu’une thématique ne soit liée à la santé car sa mise en place est partie d’un projet Santé.

Source: https://www.guineetime.com