Séminaire 3SG

Séminaire Sciences Sociales – Guinée

Chaque premier mercredi du mois de 10h à 12h

Alternativement au CIRD et au LASAG

Coordination : Dr. Ramadan Diallo (CIRD), Dr Marie Yvonne Curtis (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Moustapha Keïta Diop (LASAG-MASDEL-MASDEL-UGLCS), Pr Frédéric Le Marcis (IRD & CERFIG), Dr Abdou Ndao (CIRD)

Mercredi 5 février 2020

10h à 12h

à SONFONIA (MASDEL)

Monopole foncier de l’État et enjeux fonciers locaux en République de Guinée

Pr Moustapha Keïta-Diop

Discutant

Abdou Ndao (CIRD)

La question foncière suscite actuellement de nombreux conflits en République de Guinée, qui sont directement ou indirectement liés à la gestion des potentialités naturelles du pays. C’est le cas notamment des ressources agricoles et minières dont l’exploitation s’inscrit dans un processus de rapports de force accentuant les inégalités sociales et excluant les catégories sociales les plus vulnérables, comme les femmes et les jeunes. Une dynamique foncière qui se déroule dans un contexte global d’urbanisation sauvage empiétant sur les terres agricoles ou l’exploitation minière à grande échelle engloutissant les terres à vocation agricole. Le pays est donc confronté aujourd’hui aux nombreux défis de gouvernance foncière susceptible de favoriser l’accès aux ressources naturelles et la sécurisation foncière des populations locales.

Les politiques et législations foncières en Guinée sont passées théoriquement du monopole foncier de l’État à la généralisation brutale de la propriété privée. Dans la pratique, l’État centralisé nourrit toujours la prétention de contrôler les terres au détriment des collectivités locales. Cette communication vise à mettre en évidence les enjeux, conflits, débats, politiques et pratiques en cours autour de la question foncière dans les zones urbaines comme dans les zones rurales. La démarche anthropologique déployée, pour appréhender la complexité de la question foncière, a pour principal objectif de déconstruire concrètement le monopole foncier de l’État pour favoriser une gestion décentralisée des ressources foncières au profit des collectivités locales et des populations à la base.

Comme prévu, le 3SG (Séminaire Sciences Sociales de Guinée) a tenu sa deuxième séance, cette fois-ci dans les locaux du LASAG (Laboratoire d’analyse socio-anthropologique de Guinée), à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

La séance, animée par Dr Marie Yvone Curtis, a connu la présence de nombreux étudiants en situation de Master, des enseignants-chercheurs de Sonfonia et d’autres institutions d’enseignements et de recherche.

Les débats ont essentiellement tourné autour du livre de Dr Marie Yvone Curtis intitulé ETHNO-ESTHETIQUE BAGA : Témoins, Témoignages et Alternatives. Dont voici une résumé préparé à l’occasion : « L’ouvrage « Baga, Vision d’Afrique » paru en septembre 2018 permet à l’auteur de révéler au lecteur toute la créativité passée et présente des artistes Baga qui ont produit des œuvres majeures, caractéristiques de la région côtière de Guinée.

Pour étudier cet art, il a été fait appel à une approche plurielle basée sur l’esthétique (l’art comme témoin d’un contexte culturel et symbolique) et l’ethnologie pour recueillir les témoignages des Baga eux-mêmes sur leurs arts.

L’art Baga mérite de SURVIVRE, de vivre pleinement pour célébrer le passé, jouir du présent, construire l’avenir tout en restant ancré dans ses sources. Mais quelles alternatives proposer pour que cet art retrouve toute sa vitalité dans un monde en pleine mutation sociale ? »

Rappelons que ces séminaires se tiendront le 1er mercredi de chaque mois rotativement entre le CERFIG-CIRD-LASAG-MASDEL de 10h à 12h ou de 14h à 16h.

Ce cycle de séminaire scientifique est une initiative coordonnée par Dr Marie Yvonne Curtis (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Moustapha Keïta Diop (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Frédéric Le Marcis (IRD & CERFIG), Dr Ramadan Diallo (CIRD) et chercheurs nationaux et internationaux. L’objectif de ce séminaire est de soutenir un espace de présentation et de discussion des travaux de sciences sociales développés en ou sur la Guinée. Ce cycle de séminaires est ouvert aux étudiants à partir du master et aux chercheurs de toute institution et discipline des sciences sociales.

Il consiste :

– En la présentation par un chercheur confirmé ou d’un étudiant d’une recherche en cours de réalisation (il peut donc s’agir d’un projet de master) (30 min).

– D’une discussion du projet par un discutant ayant au préalable reçu le texte de la présentation (30 min).

– D’un débat avec la salle (1h).

Il se veut un lieu de discussion bienveillante mais sérieuse de travaux, favorisant à la fois l’apprentissage de la recherche par la recherche et la présentation de l’actualité de la recherche menée en Guinée et au-delà.

Le prochain aura lieu Mercredi 4 décembre

Sources: http://cirdguinee.org/le-3sg-tient-sa-deuxieme-seance/

Ce sont en tout 25 candidats qui démarrent ce lundi les cours au compte de nouveau diplôme inter-universitaire (DIU) en santé globale, fruit de la coopération entre l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et l’Université de Montpellier.

Durant un mois, ces apprenants vont suivre des cours en salle, ponctués d’interventions d’experts par visioconférence et la technologie via l’internet.

«L’idée est partie du constat de l’épidémie Ebola en Guinée aucours de laquelle nous avons tous compris que le pays avait un déficit en ressources humaines dans le domaine de la santé de façon générale. La preuve, nous avions eu beaucoup d’expatriés dans ce pays parce que nous n’avions pas suffisamment de personnes formées dans ce domaine » explique Pr. Abdoulaye Touré, Responsable du Diplôme interuniversitaire en Santé globale.

Il y a plus d’un an, en réalité depuis février 2018, rappelle-t-il, les deux universités susmentionnées ont signé un accord-cadre de coopération qui, visiblement, est d’un grand apport dans la promotion et l’amélioration des programmes de formation et de recherche communs de ces deux institutions.

Pour cette première promotion, la coordination de ce DIU précise qu’il y a eu assez d’engouement dans le milieu de la recherche, tant en Guinée qu’à l’Etranger. Il y a eu près de  140 candidatures pour 20 places dont une quarantaine venant de l’Etranger.

« Des critères exigeants ont permis de choisir 20 puis 25″ sélectionnés, atteste Pr. Touré.

Pr Mohamed Cissé, Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, est satisfait du démarrage de cette formation.

« Le système de santé d’un pays repose sur six piliers et les ressources humaines sont un de ces piliers. Tout ce qu’on peut faire pour avoir des ressources humaines de qualité permet d’avoir un système de santé de qualité. C’est pourquoi, depuis quelques années, nous mettons des formations sur place pour renforcer les ressources humaines du système sanitaire. »

Pr Cissé , au nom des enseignants de sa faculté, souhaite à cette première promotion, « de l’abnégation, de l’engagement, du courage et de la réussite au bout de l’effort. »

L’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC)  et l’Université de Montpellier (UM) ont signé le mardi 27 février 2018,  un accord-cadre de coopération universitaire.

Cet accord, en croire le Recteur de l’UGANC, Dr Doussou Lancinè Traoré, sera d’un grand apport dans la promotion et l’amélioration des programmes de formation et de recherche communs de ces deux institutions.

«L’aspect le plus important de cet accord, rappelle le Recteur de l’UGANC, est  lié au fait qu’il va nous permettre d’établir et d’approfondir nos relations en vue de contribuer au développement des échanges et des activités de formation et de recherche ainsi que la promotion et l’intensification des liens d’amitié et la compréhension mutuelle entre les peuples en général et les institutions en particulier. »

Du côté de l’Université de Montpellier, c’est le Professeur Jacques Mercier, Président du Conseil scientifique de l’Université de Montpellier qui a remplacé son président, Pr Philipe Auge.

Le président de l’Université de Montpellier a, dans une vidéo, rappelé la nécessité pour les universités d’établir des relations internationales. Rappelant la volonté d’ouverture vers les pays du sud, le président de l’Université de Montpellier souligne que la thématique principale reste le domaine de la santé.

Cet accord, avait-il mentionnée, ne peut intervenir sans qu’une thématique ne soit liée à la santé car sa mise en place est partie d’un projet Santé.

Source: https://www.guineetime.com

Ce premier séminaire qui s’est déroulé ce 09 octobre 2019 au CIRD a regroupé une trentaine d’étudiants en Master et de chercheurs venus discuter de la présentation du Pr Frédéric Le Marcis de l’IRD-CERFIG portant sur le thème : : « Immunisation sociale : Penser la preparadness avec la population ». Une approche basée sur l’anthropologie de la santé qui a permis de camper le contexte historique de Ebola, de la santé globale et des postures liées à la « preparadness » comme double instrument de préparation ou d’anticipation humanitaire et sécuritaire. Est il pertinent d’envisager ce contexte global de santé sans les populations ? Non estime Pr Le Mercis qui en a profité pour retracer un pan de l’histoire des maladies en Guinée sur la base des archives consultées.

 méthodologiques furent posées par les étudiants qui se sont félicités de cette session formative de renforcement de leurs capacités scientifiques.

Prochain séminaire le mercredi 6 novembre 2019 qui sera introduit par Dr Marie Yvonne Curtis : « Art’ernatiUne approche de déconstruction des impensés au triple niveau des amnésies, faux-semblants et de l’histoire des hommes et des virus. Globalement, Pr Marcis estime que les histoires ne sont pas vierges, bien au contraires les « communautés » plurielles ont toujours eu des dispositifs de prise en charge des maladies que les nouvelles logiques de « preparadness » semblent oublier ou négliger. Une occasion pour le CIRD de magnifier cette initiative scientifique qui sera institutionnalisée. Plusieurs questionsves : Quand art rime avec Responsabilité sociale »

A titre de rappel, ce cycle de séminaire scientifique est une initiative coordonnée par Dr Marie Yvonne Curtis (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Moustapha Keïta Diop (LASAG-MASDEL-MASDEL-UGLCS), Pr Frédéric Le Marcis (IRD & CERFIG), Dr Ramadan Diallo (CIRD) et chercheurs nationaux et internationaux. L’objectif de ce séminaire est de soutenir un espace de présentation et de discussion des travaux de sciences sociales développés en ou sur la Guinée. Ce cycle de séminaires est ouvert aux étudiants à partir du master et aux chercheurs de toute institution et discipline des sciences sociales.

Il consiste :

– En la présentation par un chercheur confirmé ou d’un étudiant d’une recherche en cours de réalisation (il peut donc s’agir d’un projet de master) (30 min).

– D’une discussion du projet par un discutant ayant au préalable reçu le texte de la présentation (30 min).

– D’un débat avec la salle (1h).

Il se veut un lieu de discussion bienveillante mais sérieuse de travaux, favorisant à la fois l’apprentissage de la recherche par la recherche et la présentation de l’actualité de la recherche menée en Guinée et au-delà.

Programme provisoire

  1. Mercredi 9 octobre : Pr Frédéric Le Marcis
  2. Mercredi 6 novembre : Dr Marie Yvonne Curtis : « Art’ernatives : Quand art rime avec Responsabilité sociale »
  3. Mercredi 4 décembre : Chercheur CIRD
  4. Mercredi 8 janvier 2020 : Pr Ramon Sarro
  5. Mercredi 5 février 2020 : Pr Moustapha Keïta-Diop : « Monopole foncier de l’Etat et droits fonciers des communautés dans les zones minières »
  6. Mercredi 4 mars 2020 : Abdou Ndao, Directeur exécutif du CIRD : « Introduction à la question des identités culturelles en Afrique de l’Ouest à partir des données ethnographiques entre la Gambie, La Guinée-Bissao et le Sénégal
  7. Mercredi 1eravril 2020 : Dr Ramadan, Directeur exécutif adjoint et administrateur principal des départements : «Les enjeux liés à l’ethnicité en Guinée».

Frédéric Le Marcis : Anthropologue, Pr à l’ENS de Lyon, Directeur de Recherche en accueil à l’IRD (UMI TransVIHMI), affecté au CERFIG (Conakry, République de Guinée)

communication au séminaire« Les petits déjeuners du CERFIG »Salle de séminaire Vendredi 27 septembre 2019 8h00 – 10h00

La santé en prison sur le continent africain reste un parent pauvre du système carcéral. Les infirmeries des établissements pénitentiaires, quand elles existent, sont rarement intégrées dans les faits au système sanitaire (alors qu’elles y sont officiellement rattachées). Les administrations pourvoient peu aux besoins vitaux des détenus. Les carences alimentaires sont fréquentes, les maladies de peau récurrentes et les détenus dépendent le plus souvent des moyens financiers de leurs familles ou d’ONG lorsqu’il s’agit d’accéder aux soins, a fortiori hors de leur lieu de détention. L’illégitimité sociale de la population des détenus et la réticence des États à proposer aux condamnés ce qu’il ne garantit pas à la population générale sont deux arguments mis en avant pour justifier ce qui s’apparente à une nécropolitique. Parallèlement, les acteurs internationaux intervenants en prison ciblent essentiellement les pathologies à potentiel épidémique, contraints par des sources de financement (UNAIDS, Fonds Mondial) soutenant des stratégies de santé à l’échelle populationnelle.

On voudrait dans cette communication revenir sur ces deux logiques et développer un argument pour une approche décloisonnée de la santé en prison. Au-delà de la reconnaissance de l’expérience sanitaire individuelle et du souci épidémiologique, traiter globalement de la santé en prison participe du rétablissement de la dignité et des droits du détenus par l’État, condition nécessaire à l’entretien de la citoyenneté par-delà l’enfermement.

Pr F. Le Marcis 

Pr F. Le Marcis avec les participants

Pr Abdoulaye Touré, message de clôture

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