Le CERFIG organise auprès des membres de l’ONG « Même Droits pour Tous » une séance de formation intitulée « Des prisons en Afrique ». Cette formation conçue par Marie Morelle (U. Paris 1 & IRD) et Frédéric Le Marcis (ENS de Lyon & IRD-CERFIG) sera animée par Frédéric Le Marcis

Le séminaire aura lieu sur deux jours le jeudi 1er août 2019 et le vendredi 2 août 2019

Largement tributaires de discours médiatiques, les prisons en Afrique sont souvent réduites à des images d’espaces surpeuplés et délabrés, signes d’Etats « en crise ». En miroir, elles deviennent l’un des objets de la réforme des Etats, à l’intersection des champs judiciaire, sécuritaire et sanitaire. La question carcérale apparaît alors sur certains agendas politiques, formulée à l’occasion de prises de position locales, dans des projets nationaux ou encore dans des programmes de coopération.

Ce cours a pour objectif de mettre en perspective ces discours et ces actions. Il propose ainsi de donner à comprendre les dynamiques carcérales du continent africain dans leur diversité géographique et dans leurs régimes d’historicité pluriels. Il aborde l’expérience carcérale en s’appuyant sur des enquêtes de terrain. Il reviendra aussi sur les enjeux des politiques et des réformes pénitentiaires, les problématiques de santé carcérale et les stratégies des acteurs impliqués. Alternant des études de cas, des entretiens et des réflexions plus théoriques, ce cours renforcera capacités d’analyse et d’action (recherche-action, plaidoyer, …).

Cet enseignement articule réflexion théorique et approches empiriques de la prison et propose un regard nouveau sur le carcéral en Afrique.

Séminaire de méthode : de l’enquête à la rédaction

Dans le cadre du MASTER MASDEL dirigé par Prof. Moustapha Keita Diop

Acte 1 : autour de la « circulation virale en détention » Pr Frédéric Le Marcis, ENS de Lyon & IRD (CERFIG)
Université Général Lansana Conté de Sonfonia Faculté des sciences sociales. Samedi 13 juillet 2019 de 10h à 12h dans la Salle MASDEL

étude des relations entre les humains et les chauves-souris (Conakry, Kindia)

Les maladies zoonotiques ont acquis une attention internationale, et ce notamment en Guinée
depuis l’épidémie à virus Ebola (2013-2016). Les recherches scientifiques se fixent pour objectif de
comprendre les mécanismes d’émergence d’une infection de la faune sauvage à l’homme. Au cœur
d’une perspective transdisciplinaire (EboHealth), l’enquête présentée ici s’intéresse aux interactions
entre les chauves-souris (désignées par les scientifiques comme animal vecteur du virus Ebola) et les
populations. L’ethnographie menée sur deux terrains (l’un urbain au sein de Conakry, l’autre rural dans
un village peul de la préfecture de Kindia), vise à identifier les perceptions, les représentations et les
moments de contact impliquant les chiroptères dans des univers culturels, écologiques et sanitaires
variés. Dans un contexte d’évaluation des risques et de préparation aux épidémies, la chauve-souris
est la source de discours multiples entre volontés de dispersion et de conservation.

Par: Benjamin FREROT – Master Anthropologie (Lyon2, IRD, CERFIG)