Dans ce rapport partagé par le CERFIG aux autorités de santé publique le 20 janvier 2022, il ressort que le nouveau variant Omicron représente environ 86% des variants circulant en Guinée. 

« Au vue de la grande transmissibilité de ce variant, il est important de rappeler les mesures pour réduire le
risque d’infection, y compris des mesures de santé publique et sociales comme le port correct du masques,
l’hygiène des mains, la distanciation physique, une bonne ventilation des espaces intérieurs, éviter les
espaces bondés et la vaccination. » à rappelé le responsable adjoint du CERFIG et chef du laboratoire.

Ci-dessous le rapport partagé. 

Rapport Surveillance SARS_CoV2_20012022_CERFIG

La faculté des sciences et techniques de la santé de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry lance sa troisième cohorte du DIU SANTE GLOBALE avec l’université de Montpellier au compte de l’année académique 2021-2022.

La date limite de candidature est le 31 janvier 2022. Inscription en ligne via le lien suivant : Inscription

Veuillez télécharger la plaquette pour avoir tous les détails sur la formation. 

Plaquette du DIU Santé Globale

Le CERFIG a reçu dans ses locaux le 04 décembre 2021 à l’occasion sa première journée porte ouverte, des partenaires, des représentants des institutions de recherche, des visiteurs et des porteurs de projets.

Sous le thème « Investissement dans la recherche contre les maladies infectieuses dans un contexte de crise », le but étant de créer un cadre d’échange entre les chefs d’entreprises, partenaires et les porteurs de projets des institutions de recherche, mais aussi de présenter les activités de recherche menées au Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée. Deux projets de recherche furent présentés par des étudiants en Master de Microbiologie et Immunologie de la FSTS/UGANC et un projet par un représentant de l’institut national de santé publique. Nous remercions tous les partenaires et les institutions de recherche notamment le CEA-PCMT, L’INSP et l’institut Pasteur de Guinée pour le déplacement.

 

Le samedi 27 novembre 2021 à l’hôtel Riviera Royal de Conakry, s’est tenue les 1ères journées de santé publique organisées par l’Institut national de santé publique INSP-Guinée en partenariat avec la chaire de santé publique de la Faculté des sciences et techniques de santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry avec l’appui de l’OIM-Guinée. Plusieurs travaux de recherche ont été présentés sous le thème central « Les pays à ressources limitées face aux épidémies ». Ces journées ont connues la participation active des chercheurs et jeunes chercheurs du CERFIG, les différents travaux de recherche menés dans le centre et les travaux d’initiation à la recherche ont également été présentés. Sept communications scientifiques furent présentées dans plusieurs sessions notamment, les infections virales et bactériennes à potentiel épidémique, les infections parasitaires et maladies vectorielles, les émergences et stratégies de lutte mais aussi les communications libres.

Vous trouverez plus de détails sur l’organisation de ces journées dans cet article publié par guineetime.info

Santé publique en Guinée : Premières journée scientifique de partage de résultats de recherche

Lors du Nouveau Sommet Afrique-France qui s’est tenu en France, le CERFIG s’est valablement représenté par le Professeur Abdoulaye Touré directeur général du centre et son adjoint le Dr Alpha Kabinet Keita. Nos deux éminents chercheurs ont porté la voie de la recherche et de l’enseignement supérieur au bénéfice de la Guinée à ce nouveau sommet.

Voici quelques images de leur présence

Le mercredi 6 octobre 2021 a eu lieu le séminaire 3SG Sciences Sociales Guinée au CERFIG. Sangaré Tiranké Touré a présenté son ouvrage « Grossesse, une course contre la mort ? » portant sur la santé maternelle en Guinée.

Il faut noter qu’en Guinée, la situation sanitaire des femmes enceintes demeure une préoccupation majeure. En 2017, le taux de mortalité maternelle s’élève à 576 décès maternels pour 100 000 naissances. La principale cause de cette mortalité maternelle élevée est la non-utilisation adéquate des services de soins prénatals et l’absence d’assistance médicale à l’accouchement. Dans son ouvrage « Grossesse, une course contre la montre ? », l’auteur propose d’analyser la prise en charge des femmes enceintes dans la structure sanitaire guinéenne, au niveau de la localité de Kirikilan dans la préfecture de Dubréka. Son objectif principal est de mesurer l’impact des conditions socioéconomiques sur la prise en charge des femmes enceintes et de leurs perceptions des services de santé.

En Guinée, tous les individus testés positifs au virus SARS-CoV-2 (asymptomatiques et symptomatiques) ont été initialement isolés dans des Centres de Traitement Épidémique (CT-Epi). La prise en charge n’est cependant pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Ainsi, des inégalités en termes de moyens, de compétences ou de qualité hôtelière de l’hospitalisation sont relevées entre des structures de différents niveaux de la pyramide sanitaire, mais également et de façon plus problématique, entre des structures de même niveau, au sein d’une même ville ou entre celles de la capitale et celles de l’intérieur. Cette hétérogénéité de prise en charge se retrouve aussi entre patients au sein d’un même centre. La nature et la répartition de ces inégalités de prise en charge ont eu pour conséquences le développement de réactions violentes de patients et parfois des évasions des structures de santé.
Nous discutons ici de ces inégalités, de leur réception par les patients (symptomatiques et asymptomatiques) et proposons de faire de la prise en charge à domicile des asymptomatiques, introduite en mars 2021 face à l’afflux important de patients, une occasion de restaurer la confiance entre les populations et l’État.  

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Le mois de septembre 2021 est marqué par la publication des travaux de recherche majeure sur trois prestigieuses revues scientifiques NatureScience et Lancet Microbe. Les chercheurs du CERFIG ont contribués à la mise en oeuvre de ces études en tant principal auteur et/ou co-auteur. L’étude publié le 15 septembre 2021 sur Nature intitulé « Resurgence of Ebola virus in 2021 in Guinea suggests a new paradigm for outbreaks » a montré que :

Le virus Ebola peut avoir une période de latence allant jusqu’à 5 ans chez l’homme après une première infection. Ceci démontre la nécessité de renforcer les soins médicaux et sociaux à long terme pour les patients qui survivent à la maladie, afin de réduire le risque de réémergence et de prévenir une stigmatisation supplémentaire.

Parlant toujours de la maladie à virus Ebola, l’étude intitulé « Temporal evolution of the humoral antibody response after Ebola virus disease in Guinea: a 60-month observational prospective cohort study » publié le 3 septembre 2021 a démontré que:

La probabilité pour les survivants de la Maladie à Virus Ebola d’avoir des anticorps contre un ou plusieurs antigènes EBOV est restée élevée, bien qu’environ 25% des survivants aient des anticorps indétectables, ce qui pourrait avoir des implications, telles qu’une possible diminution de l’immunité de la population, pour de futures épidémies d’Ebola dans la même région.

La dernière étude parle de la surveillance génomique du SRAS-Cov-2 en Afrique. Cette étude a permis de ressortir l’évolution de la maladie depuis le début de la pandémie. L’étude s’intitule « A year of genomic surveillance reveals how the SARS-CoV-2 pandemic unfolded in Africa »