Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a inauguré ce vendredi, 19 avril 2019, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, le Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG). Fruit de la coopération entre la France et la Guinée, le CERFIG qui est le premier centre de recherche infectiologie dans le pays a pour vocation la surveillance des maladies à potentiel épidémiologique. Il prépare également le pays à la prévention des maladies infectieuses. Ce centre à caractère régional est le résultat basé sur plusieurs projets de recherche post-Ebola mis en place par les chercheurs guinéens et français.

Le site de PostEboGui à N’zérékoré a fermé le 15 janvier dernier. La séance de restitution a eu lieu le jeudi 21 mars, au CREDEZ (Centre de recherche et de documentation sur l’environnement de N’zérékoré). Elle a été l’occasion pour l’équipe et les patients de se retrouver une dernière fois. Une quarantaine de patients se sont déplacés. Amadou Camara et Cécé Kpamou ont dit quelques mots d’introduction. Souleymane Soumaoro a ensuite formulé un discours au nom de l’association des personnes guéries d’Ebola de N’zérékoré, suivi du discours du Dr Yamoussa Youla (directeur de l’hôpital régional de N’zérékoré), représenté par le Dr Mamady Djouldé Barry (chef de laboratoire PCR de l’hôpital). Les Dr Mamady Condé (psychologue) et Dr Madeleine Doumbouya (chef de service laboratoire de l’hôpital) étaient également présents. La présentation a été assurée en français et en guerzé par Amadou Camara et Justine Koumba Kondiano (médecin). Suite à la présentation, les patients ont échangé pendant une heure avec l’équipe de PostEboGui et les médecins de l’hôpital. Ils ont insisté sur le fait qu’il est nécessaire que leur prise en charge continue, en particulier pour les patients ayant des séquelles. Ils ont également demandé à être intégrés dans les programmes de surveillance des épidémies. Pour clôturer la séance nous avons partagé un repas.

La semaine du 18 mars les séances de restitution des résultats de recherche de PostEboGui ont eu lieu dans les deux sites de Guinée forestière. Pour l’occasion, une équipe s’est déplacée de Conakry, composée de Cécé Kpamou (data manager), Amadou Camara (Attaché de recherche clinique – ARC – à Nzérékoré), et Eva Barranca (anthropologue).

A Macenta la séance s’est déroulée le mardi 19 mars dans la salle de réunion du staff à l’hôpital préfectoral, généreusement mise à disposition par la direction. Pour l’évènement plus de 80 patients s’étaient déplacés, ainsi que le Dr Kaba Condé, directeur de l’hôpital, Dr Doumbouya, chirurgien, et Dr Sidi Lamine Sako, médecin. Après les mots d’accueil et de remerciements formulés par Aboubacar Ousmane Diaby (ARC du site), Cécé Kpamou et le Dr Kaba Condé, la présentation a débuté. Elle a été assurée en trois langues : français, toma et malinké, afin que tout l’auditoire puisse comprendre. Ce sont Aboubacar Ousmane Diaby, ainsi que les médiateurs du site, Abel Woloba Guilavogui et Chafic Fakoury junior qui ont présenté le document Powerpoint. La séance a duré près d’1h30, et s’en est suivie une série de questions et de réactions. Les patients ont en particulier formulé leurs inquiétudes quant au devenir de leur prise en charge. Le Dr Kaba Condé s’est ainsi engagé à ce que l’établissement continue à leur offrir les meilleurs soins possibles, tout en leur assurant une prise en chargepréférentielle. Cette annonce a soulagé l’assemblée. Nous avons ensuite partagé un repas avant de nous quitter. Le site de Macenta a fermé ses portes deux jours plus tard.

Participants venus à la séance

Abel Woloba Guilavogui et Chafic Fakoury junior ont assuré la presentation.

Le Dr Kaba Condé, directeur de l’hôpital de Macenta et le Dr Doumbouya, chirurgien, répondent aux questions des patients

Le mardi 5 février 2019 a eu lieu la séance de restitution des résultats de la recherche de PostEboGui aux patients de Forécariah, au sein de l’hôpital préfectoral de la ville.

En effet, selon les considérations éthiques, PostEboGui s’est engagé auprès de ses patients à leur fournir un retour sur leur participation et les résultats de celle-ci.

Le site de PostEboGui à Forécariah a fermé ses portes le 31 décembre 2018. Le 5 février, plus de la moitié des patients de ce site étaient venus pour l’occasion.

La cérémonie a débuté par une présentation du programme de la journée par Cécé Kpamou (data manager du projet). Toutes les interventions ont été simultanément traduites en soussou par le médiateur du site, Aboubacar Diallo.

Dr Doumbouya, représentant du directeur de l’hôpital a ensuite fait un discours, assurant notamment que l’hôpital restera toujours ouvert aux patients malgré la fermeture de PostEboGui.

L’assemblée a ensuite observé une minute de silence en l’hommage d’une patiente décédée le 26 décembre 2018.

La présentation des résultats de la recherche a duré près de 2h. Pour l’occasion notre équipe avait préparé un document Powerpoint qui a été projeté. Ce sont l’ARC (Attaché de recherche clinique), Aboubacar Mamy Conté, et le médiateur, Aboubacar Diallo, qui ont assuré la présentation. Celle-ci a été faite en français et en soussou.

Après les quelques questions posées par le public, l’équipe a exprimé ses remerciements à l’encontre des patients. Les représentants de ces derniers ont formulé leurs inquiétudes quant au devenir de ceux-ci. Pour clôturer la séance les participants ont partagé un repas bien mérité. Ecrit par: Eva Barranca

Venus de 9 pays d’Afrique francophone, plusieurs professionnels de santé participent à un atelier de formation sur la « réponse aux épidémies » en Afrique.

Organisé par l’institut de recherche pour le développement (IRD), cet atelier a été officiellement lancé ce lundi 21 janvier 2019 et se poursuivra jusqu’au 1er février prochain au Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG), sis à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. A cet atelier de lancement étaient présents entre autres le, le Vice-Recteur et la Secrétaire Générale de l’UGANC, le Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique, le Représentant de l’Ambassade de France, le programme national de lutte contre le Paludisme, le Directeur du Département Santé de l’IRD, le Chef de Département Prise en charge de l’Agence nationale de Sécurité Sanitaire, la responsable pédagogie de Epicentre, le Service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital national Donka, l’Unité TransVIHMI de l’IRD/INSERM/ Université de Montpellier.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-recteur chargé des études de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry qui dans son discours de bienvenue s’est félicité du contenu et de la qualité des intervenants proposés pour la réussite de cet atelier.

« C’est avec beaucoup de plaisir  que l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) accueille cette formation initiée par le département santé de l’IRD dans le cadre de son programme « Changements Globaux et Risques Infectieux Emergents ». Une formation destinée aux chercheurs, enseignants-chercheurs et autre personnel médical d’Afrique francophone, susceptibles d’être mobilisés dans l’investigation pour la réponse aux épidémies. Le contenu du programme et la qualité des intervenants proposés, montrent à suffisance que cette formation sera une formation de haut niveau répondant aux attentes des participants venant de neuf pays de l’Afrique francophones », a dit le professeur Cheick Abdoul Baldé, qui a représenté le recteur de l’UGANC à cette cérémonie.

 

Durant cette formation, les participants venus notamment de la RD. Congo, de la Mauritanie, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, de Madagascar de la République Centre Africaine mais aussi de la Guinée, vont aborder des thèmes pour enrichir leurs connaissances en épidémiologie de terrain.

Pour Yves Martin-Préval, Directeur du département santé et Sociétés de l’institut de recherche pour me développement (IRD), cette formation s’inscrit dans le cadre des programmes structurant de l’IRD sur des grandes thématiques qui sont d’importance pour le développement général des pays.

« Au niveau de l’IRD, depuis quelques années, il a été décidé de lancer des programmes structurant sur des grandes thématiques qui sont d’importance pour le développement général », précise-t-il.

Cette formation est une première d’une série d’activités qui se dérouleront au CERFIG en collaboration avec l’IRD.

REPORTAGE Des chercheurs guinéens parcourent le pays pour capturer des chauves-souris, afin de vérifier si cet animal pourrait être responsable de la transmission à l’homme de la redoutable fièvre hémorragique.

Huit heures du matin, au Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (Cerfig). Garé dans la cour, le pick-up vient d’être bâché. Dans la cargaison, des tentes, des bottes, des lampes frontales et des masques de laboratoire. Chercheur et biologiste, Alpha Keita tend au chauffeur, prêt à démarrer, l’enveloppe contenant les ordres de mission pour les quatre hommes du projet Réservoir.

Le programme scientifique, ambitieux, vise à identifier l’animal servant de réservoir à Ebola. Ce virus hautement contagieux provoque régulièrement des flambées de fièvres hémorragiques en Afrique, avant de s’évanouir dans la nature. Actuellement, il sévit en République démocratique du Congo.

Mais où se cache-t-il, entre deux épidémies meurtrières ? Quelle espèce peut bien lui servir d’hôte, sans y succomber ? Pour les scientifiques, la chauve-souris est le suspect numéro un. « On ne fait pas de pause sur la route, le préfet de Mamou nous attend », décrète Alpha, avant de se hisser dans le véhicule suiveur, un gros 4 × 4. La nationale 1 quitte la capitale, Conakry, pour monter vers le massif du Fouta-Djalon et la ville de Mamou, à 800 mètres d’altitude. Derrière les vitres défile un paysage de savane verdoyante, plantée de grands arbres.

Des habitants méfiants

Expérimentés, les chauffeurs slaloment entre les trous béants dans la chaussée ; évitent les poids lourds en panne et ceux accidentés ; klaxonnent à l’entrée des villages mêlant cases en terre et maisons aux toits de tôle. Le trajet de 300 kilomètres prendra six heures. La route, cependant, reste l’une des moins mauvaises de ce pays d’Afrique de l’Ouest, classé par les Nations unies au 192e rang pour l’indice de développement humain – sur 197 pays.

Jamais aussi à l’aise qu’en tongs et survêtement, Alpha grimpe au pas de course le perron monumental de la préfecture de Mamou, ses acolytes sur les talons. À 38 ans, le scientifique guinéen formé en France – il a soutenu sa thèse à l’université d’Aix-Marseille – se passerait bien de visites protocolaires. Mais se signaler aux autorités locales, dans leur cas, n’est pas une option : il en va de leur sécurité.

Car enquêter sur les origines d’Ebola, dans une nation encore hantée par les images des corps sous plastique et des maisons investies par des hommes habillés en cosmonaute actionnant des pulvérisateurs, constitue une activité à risque. Dans les régions où l’épidémie a sévi entre 2014 et 2016, les habitants restent méfiants. « Pas plus tard qu’en mai, nous avons manqué de nous faire lyncher après avoir capturé des chauves-souris », glisse tout bas le plus jeune de l’équipe, Souana Goumou, tandis qu’un fonctionnaire tamponne un à un leurs ordres de mission. Il refuse d’en dire plus, comme si raconter ce jour funeste pouvait attirer à nouveau le mauvais sort.

Au deuxième jour, un homme âgé embarque à l’avant du pick-up. Calot brodé sur la tête et courte barbe blanche, il guide les véhicules sur un chemin de terre descendant vers la rivière. Et les arrête devant un taillis masquant l’entrée d’une grotte, repaire de chauves-souris connu des locaux.

Cet autochtone, indemnisé pour son aide, cautionne aussi – par sa simple présence – les bonnes intentions de l’équipe. Très vite, un attroupement se forme. Qui sont ces inconnus en bleu de travail ? À quoi sert le cadre de métal géant tendu de fils transparents qu’ils viennent de déballer ? Alors, Souana explique le principe du piège « harpe », indétectable pour les chauves-souris ; comment les mammifères vont le heurter en plein vol à la sortie de la caverne, glisser le long de ses « cordes » et chuter dans le berceau de plastique, en dessous, sans se blesser.

Soudain, un bruit de moto couvre ses paroles. Un garçon en maillot de foot descend du deux-roues, retire les écouteurs de ses oreilles et serre les mains à la ronde. Recruté dans le village voisin, il est le deuxième­ guide de la mission. « Un jeune, un vieux, pour faire le lien avec toutes les générations, explique Alpha. C’est notre assurance-vie, davantage que les tampons du préfet. »

La chauve-souris, possible « réservoir » d’Ebola

À la nuit tombée, le spectacle devient surréaliste. Assis autour d’une table de camping dans une clairière, les agents du projet Réservoir s’éclairent à la frontale. Tels des cyclopes masqués et gantés, ils échantillonnent l’une après l’autre la quinzaine de rousettus aegyptiacus – ou roussettes d’Égypte – capturées au crépuscule. L’un des vétérinaires maintient le spécimen, ailes dépliées ; Souana le biologiste le pique avec une aiguille au niveau du coude pour faire perler quelques gouttes de sang ; il aspire le liquide rouge dans une pipette puis le dépose sur un papier buvard.

Enfin le vétérinaire, d’un geste rapide des bras évoquant une incantation, lance la chauve-souris vers le ciel. Les badauds, médusés, la regardent s’envoler et disparaître dans l’obscurité. Cette collecte méticuleuse d’échantillons sanguins a débuté en 2015 à l’initiative d’institutions françaises, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Inserm et l’université de Montpellier. Elle se déroule simultanément en Guinée, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Plus de quatre mille papiers buvards ont déjà pu être analysés. Un tout petit nombre a révélé la présence d’anticorps dirigés contre des protéines du virus Ebola.

Trois espèces de chauves-souris, dont la roussette d’Égypte, sont concernées, selon l’article paru en décembre dans la revue Emerging infectious diseases. L’un des auteurs, la virologue Martine Peeters, pointure de la recherche mondiale sur le VIH-sida, use prudemment du conditionnel : « Les résultats positifs pourraient être le signe que ces chauves-souris ont été infectées par le virus Ebola dans le passé. »

« Vous êtes venus pour infecter Ebola dans notre village ! »

Les curieux sont repartis et Souana plie la dernière chaise, soulagé que personne ne les ait pris à partie. Il est disposé, maintenant, à raconter la mission qui avait si mal tourné. « Nous étions à l’autre bout du pays, dans un coin de Guinée forestière, commence-t-il. À cet endroit, Ebola avait fait une cinquantaine de morts et de nombreux orphelins… » Par précaution, l’équipe avait convié le sous-préfet en personne.

Assis autour de la table, Souana et les autres prélevaient le sang de leur 13e spécimen quand des femmes accompagnées d’enfants les ont encerclés. La rumeur circulait selon laquelle ils injectaient Ebola aux chauves-souris pour qu’elles répandent le virus chez les « forestiers » – le nom donné aux habitants de la région.Le sous-préfet avait pris la parole.

Mais il n’a pas été compris, ou cru. Bientôt, environ 200 personnes vociféraient : « Vous êtes venus pour infecter Ebola dans notre village ! Quittez ! » Alors le représentant de l’État a ordonné de ranger le matériel et de partir. « Nous savions tous que l’étape d’après, ce serait les bâtons et les machettes », conclut Souana, avant de grimper dans le pick-up.

Le 4 × 4 démarre à sa suite. Assis à l’avant, Alpha Keita suit la danse des feux arrière de la camionnette qui attaque la colline crevassée par les ruissellements. « Avec ses chercheurs répartis entre l’Afrique et la France, notre équipe pourrait bien découvrir les origines d’Ebola, rêve tout haut le spécialiste des microbes émergents. Quand on saura où s’abrite le virus, alors il devrait être possible d’empêcher sa transmission à l’homme. » Et d’éviter ainsi la répétition du scénario catastrophe survenu en Afrique de l’Ouest, où la contamination d’une seule personne dans un village de Guinée forestière a entraîné plus de 11 000 morts.

Source: LA CROIX

Objectif

La Fondation Norbert Ségard lance un appel à candidatures pour un prix qui sera remis lors de la Semaine Africaine des Sciences du Next Einstein Forum (SAS-NEF) en Guinée du 3 au 7 décembre 2018.

L’objectif est de récompenser un projet – nouveau procédé et/ou nouveau produit et/ou nouveau service – portant sur des thématiques innovantes débouchant sur des applications dans l’éducation et la santé publique.

Conditions de participation et récompenses

Le Prix INNOVATION s’adresse aux ingénieurs, aux scientifiques, aux chercheurs ayant la nationalité d’un des trois pays suivant : Guinée, Sierra Léone, Libéria et de moins de 35 ans au 31 décembre 2018.

Il récompense le porteur du projet qui s’engage dans la mise en œuvre effective du projet. Le montant de la contribution financière attribué au lauréat est de 4.000 euros. Ce prix sera remis par la Fondation Norbert Ségard lors de la Semaine Africaine des Sciences en Guinée du 3 au 7 décembre 2018.

Calendrier et Processus de sélection

Chaque candidat devra envoyer une présentation de son projet, ainsi qu’un CV retraçant son parcours académique et professionnel. Chacun de ces documents fera au maximum deux pages A4. Les vidéos et les liens pour les réseaux sociaux seront mis en annexes.

Le dossier complet tel que défini ci-dessus sera adressé pour le :

Mardi 20 novembre 2018 au plus tard à  sas.nef.guinee2018@gmail.com

Pour toute information complémentaire,

François SYLLA :                      francois.sylla@norbert-segard.org

Mamadou DOUMBOUYA :     doumbouya.expert@gmail.com

Le jury est composé d’experts du monde scientifique, technologique, de l’enseignement supérieur et de personnalités compétentes dans les domaines de la création d’entreprises technologiques innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert de technologies. Les délibérations sont confidentielles et discrétionnaires. Le jury est souverain et n’a pas à justifier ses décisions. 

A propos de Norbert Ségard et de la Fondation Norbert Ségard

Norbert Ségard était un professeur, un chercheur, un entrepreneur universitaire, un aménageur de territoire, un ministre entrepreneur dans les Télécommunications et les nouvelles technologies, un homme des Hauts-de-France ouvert au monde comme ministre du Commerce Extérieur.

La Fondation Norbert Ségard a pour objet de pérenniser et de poursuivre dans le même esprit l’action de Norbert Ségard. Elle œuvre chaque jour pour l’intérêt général et la science comme vecteur de progrès : éducation, recherche, innovation scientifique et technologique, entrepreneuriat au service des hommes et de la société.

La Fondation est à l’écoute de son environnement, s’inscrit dans l’actualité, apporte son expertise. Elle Innove pour Agir avec une exigence d’exemplarité et de responsabilité. Ces valeurs se retrouvent dans le choix des jeunes ingénieurs créateurs qu’elle soutient.

Les scientifiques ont un rôle essentiel dans le progrès technique et humain. Ils doivent comprendre les enjeux sociétaux, économiques, politiques, culturels, éthiques qui se cachent derrière la complexité des choix techniques. Ils ont une obligation de vigilance et de responsabilité. Ils doivent d’abord penser l’humain.

En plus du virus des sciences, des technologies, de la recherche, de l’innovation, il est de la responsabilité des scientifiques d’entreprendre et de créer les entreprises d’aujourd’hui et de demain.

Les jeunes ont un avenir ouvert car les choses ne sont pas écrites d’avance. Ils doivent avoir une intensité de vie considérable au service des autres, montrer l’exemple, être impatients, tenaces, créatifs et créateurs.

 

Formation à la réponse aux épidémies, Conakry, 21/01/2019 – 01/02/2019. Date limite de dépôt de candidature : 16 Novembre 2018

Contexte

Le PSIP « Changements Globaux et Risque Infectieux Émergents », porté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), vise à : « Développer des activités de veille épidémiologique et de surveillance de ces infections (émergentes ou ré-émergentes), à préparer les populations et les acteurs de la santé et les interventions face aux menaces épidémiques, à comprendre les bases socio-culturelles de la propagation de ces infections et à améliorer l’accès aux soins et aux traitements de qualité. »

Présentation de la formation

Dans le portefeuille d’activités de ce programme, il est proposé une formation pluridisciplinaire introductive de deux semaines portant sur l’investigation et la réponse interdisciplinaire aux épidémies. Cette formation est destinée aux chercheurs, enseignants chercheurs et autre personnel (para)médical d’Afrique francophone, partenaires de l’IRD, susceptibles d’être mobilisés dans l’investigation ou la réponse aux épidémies qui souhaitent acquérir un savoir-faire pratique sur cette thématique. L’objectif pédagogique est d’acquérir un langage et des outils communs, l’objectif opérationnel est de renforcer les capacités d’investigation et de mise en œuvre afin d’améliorer les réponses aux situations épidémiques et les appliquer à des projets de recherche. Un module de 5 jours est proposé en épidémiologie, suivi de deux introductions de deux jours, l’une aux sciences sociales, l’autre aux approches de modélisation mathématique en épidémiologie et évolutive (génétique). La présentation détaillée du module en épidémiologie figure en annexe.

Le module épidémiologique Ce module de 5 jours associe une présentation des concepts épidémiologiques de base et des études de cas utilisant des «vraies » données issues d’épidémies. Divers contextes épidémiques seront abordés : rougeole, choléra, paludisme, méningites, fièvres « hémorragiques » virales (maladie à virus Ebola, fièvre de Lassa, fièvre de la Vallée du Rift). La gestion des prélèvements biologiques en contexte épidémique sera également abordée.

La conception et la mise en œuvre de ce module se font en partenariat avec Epicentre/MSF qui a une longue expérience de la formation à la réponse aux épidémies.

Introduction à la modélisation Cette introduction de 2 jours aura pour objectif d’initier les participants à la modélisation mathématique en épidémiologie afin d’identifier comment développer des modèles, ce que ce type de modèles peuvent apporter et dans quel contexte ils peuvent être utilisés.

L’articulation de ces modèles avec des données épidémiologiques de terrain, ainsi que des données de séquences génétiques, seront aussi abordés.

Introduction aux SHS Cette introduction de deux jours aura pour objectif d’initier les participants à la recherche en sciences humaines et sociales en contexte de crise épidémique. Des intervenants en sciences politiques, sociologie, anthropologie et géographie seront en particulier mobilisés. … Télécharger l’intégralité de l’appel à Candidature

27 février 2018 : Signature de l’accord-cadre de coopération universitaire entre l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) et l’Université de Montpellier (UM) par le Dr Doussou Lancinè Traoré, Recteur de l’UGANC, et le Professeur Jacques Mercier, Président du Conseil scientifique de l’Université de Montpellier.

Signé entre l’Université de Montpellier (France) et celle de Conakry ( UGANC).

C’était ce mardi, 27 février 2018 dans la salle des fêtes de l’UGANG, en présence de beaucoup d’étudiants de ladite Université.

Selon le recteur de l’UGANC (Université Gamal Abdel Nasser), cet accord portera essentiellement sur des échanges réciproques d’étudiants en formation et en stages d’enseignants et de chercheurs, de personnels administratifs et techniques, la réalisation de programmes de recherche en participant à des projets de recherche, de coopération institutionnelle et d’enseignement en commun tout en organisant des rencontres d’études, des séminaires et des cours dans le domaine concerné par l’accord-cadre.

« Les échanges d’informations relatives au congrès, colloques, séminaires et réunions scientifiques organisées par chacune des parties, l’organisation de tout autre type de collaboration qui pourrait se révéler utile à la réalisation de ces objectifs », s’est réjoui Dr Doussou Lanciné Traoré.

Pour sa part, le vice-président en charge de la recherche de l’Université de Montpellier, Jacques Merisier, l’intérêt de cet accord, c’est de travailler avec la Guinée.

« L’idée c’est de partager des savoirs. La Guinée a des savoirs dans le domaine de l’infectiologie et autres que nous n’avons pas et nous, nous avons des savoirs que la Guinée n’a pas et donc c’est un échange entre ces deux communautés. Et l’équipe d’Enrique Laporte, suite à la crise d’Ebola, a travaillé avec des équipes de chercheurs guinéens. C’est ce qui nous motive de travailler avec vous », a-t-il expliqué.

L’aspect le plus important de cet accord selon le recteur de l’Université Gamal, est lié au fait qu’il va permettre d’établir et d’approfondir les relations entre les deux institutions d’enseignement en vue de contribuer à la qualification de la formation des cadres des deux pays.