La formation « des prisons en Afrique » s’est déroulé les jeudi 1er et vendredi 2 août 2019 au CERFIG. Elle a réuni 17 participant impliqués dans l’action auprès des détenus ou intéressés par la question carcérale (dont les membres de l’ONG Même Droits pour Tous, MDT). Tous les participants ont validé la formation en obtenant la moyenne au QCM de fin de formation.

A l’issue de la formation, les participants ont reçu une attestation de formation et une version en pdf de l’ensemble des enseignements leur a été transférée par email.

Les avis des participants recueillis anonymement sont intégralement reproduits ci-dessous :

Participant 1 : J’ai trouvé la formation très intéressante. J’ai eu accès à beaucoup d’expériences sur les réalités de certains pays africains ainsi que sur les solutions de la bonne gestion des prisons et des prisonniers, sur les droits des prisonniers et sur le cadre sanitaire. Merci.

Participant 2 : Merci. Je suis vraiment contente de participer à cette formation qui a augmenté ma connaissance sur les conditions de détention des prisonniers

Participant 3 : J’ai trouvé la formation très intéressante et les vidéos sont également de haute qualité. Mais la partie sur l’histoire des prisons est très longue, il faut envisager de la réduire si possible. Merci beaucoup

Participant 4 : J’ai trouvé les interventions des experts très instructives et précises. J’avoue que j’ai appris plein de choses qui m’étaient tout à fait étrangères. Je sollicite pour la prochaine fois que d’autres experts soient présents pour la formation. Enfin je terminerai en remerciant l’animateur et ses collègues pour le travail abattu. Merci !

Participant 5 : J’ai vraiment aimé cette formation car elle m’a permis d’apprendre les réalités de la vie en prison, combien les détenus africains souffrent. C’est la première fois que j’assiste à une formation par vidéos et que je réponds à des QCM.

Participant 6 :

  1. Je recommande à Ecoppaf de formaliser ses vidéos sur des supports en dur.
  2. Pertinence des thèmes qui ont permis d’avoir une idée générale de la prison en Afrique
  3. Gestion rationnelle du temps et cadre de la formation excellent.

Participant 7 : La formation en général fut parfaitement animée par le formateur et l’ensemble de ceux qui ont facilité le déroulement de cette formation. Oui, j’avoue être satisfait de cette formation.

Participant 8 : Je suis très ravi d’avoir suivi cette formation car j’ai eu beaucoup de connaissance concernant les conditions de vie des prisonniers dans les prisons africaines. Je remercie le formateur et je souhaiterai qu’il organise ce genre de formation chaque année.

Participant 9 : C’est ma première fois de suivre une formation en vidéo. J’ai beaucoup apprécié. Le cours m’a permis de savoir ce que c’est que la prison en Afrique et combien les prisonniers souffrent.

Participant 10 : Les différents vidéos et témoignages nous ont fait comprendre qu’elle était la place de la prison avant l’époque coloniale et après, quelle relation existe entre la prison et le pouvoir, l’histoire de la prison a aussi été abordée de manière exhaustive. NB : la prison est un mal nécessaire.

Participant 11 :  on vous remercie avant tout. Mes remarques : cette formation a été vraiment importante en ce sens où c’est à la fois audio et visuel et la rencontre de nouveaux mots. Donc je vous note 9/10

Participant 12 : Cette formation a été utile pour moi, parce qu’elle m’a permis de connaître de nouvelles orientations, de nouvelles approches pour rendre plus pertinentes et efficaces mes actions à travers mon organisation Actions Sans Frontières pour le Développement (ASFD) en collaboration avec d’autres organisations comme l’ONG « MDT ». Elle m’a permis également de comprendre des défis énormes à relever dans les prisons en Guinée liés à la santé, l’insertion socio-professionnelle des détenus. Je suggère par ailleurs que désormais la présentation des semaines soit appuyée par des résumés sur le papier padex pour plus de compréhension.

Participant 13 : les supports doivent pouvoir être disponibles pendant la formation. Les vidéos ne sont pas suffisantes pour une bonne maîtrise des cours. Le temps imparti n’est pas suffisant pour traiter les thèmes sinon la formation est bonne et utile pour notre travail.

Participant 14 : Une formation qui me renforce les capacités cependant il y a lieu d’insérer dans les documents ceci :

  • L’impact économique des frais de procédure judiciaire qui assaille les familles.
  • La participation des magistrats à la gouvernance des prisons pour le respect de la loi sur les délits mineurs. Leur concours permet de lutter contre la surpopulation carcérale.

Participant 15 : La formation a été très enrichissante. J’ai découvert beaucoup de choses que j’ignorais de la prison. Vu que j’ai pour ambition de faire partie des forces de l’ordre (gendarmerie), c’est pour moi une opportunité en or d’avoir pu profiter de cette formation. Merci.

Participant 16 :

Aspects positifs :

  1. Travail bien organisé.
  2. Vidéos instructives.
  3. Disponibilité du formateur.

Aspects négatifs :

  1. Le temps est petit pour la formation.
  2. La vidéo est un peu rapide pour la prise de notes.

Acte 3 : Lire un article scientifique en anglais et réaliser une fiche de lecture.

Pr Frédéric Le Marcis, ENS de Lyon & IRD (CERFIG) 
Université Général Lansana Conté de Sonfonia, Faculté des sciences sociales
Samedi 2 août 2019  de 10h à 12h, Salle du MASDEL

Cette séance du séminaire est consacrée à l’initiation à la lecture d’un article scientifique en anglais (préparé par les étudiants :

Gluckman, Max 1940 “Analysis of a Social Situation in Modern Zululand », Bantu Studies, 14(1) : 1–30, http://dx.doi.org/10.1080/02561751.1940.9676107 et à la présentation d’un modèle de fiche de lecture.

Etudiants du MASDEL

Pr F. Le Marcis et W. Diouf

Le CERFIG organise auprès des membres de l’ONG « Même Droits pour Tous » une séance de formation intitulée « Des prisons en Afrique ». Cette formation conçue par Marie Morelle (U. Paris 1 & IRD) et Frédéric Le Marcis (ENS de Lyon & IRD-CERFIG) sera animée par Frédéric Le Marcis

Le séminaire aura lieu sur deux jours le jeudi 1er août 2019 et le vendredi 2 août 2019

Largement tributaires de discours médiatiques, les prisons en Afrique sont souvent réduites à des images d’espaces surpeuplés et délabrés, signes d’Etats « en crise ». En miroir, elles deviennent l’un des objets de la réforme des Etats, à l’intersection des champs judiciaire, sécuritaire et sanitaire. La question carcérale apparaît alors sur certains agendas politiques, formulée à l’occasion de prises de position locales, dans des projets nationaux ou encore dans des programmes de coopération.

Ce cours a pour objectif de mettre en perspective ces discours et ces actions. Il propose ainsi de donner à comprendre les dynamiques carcérales du continent africain dans leur diversité géographique et dans leurs régimes d’historicité pluriels. Il aborde l’expérience carcérale en s’appuyant sur des enquêtes de terrain. Il reviendra aussi sur les enjeux des politiques et des réformes pénitentiaires, les problématiques de santé carcérale et les stratégies des acteurs impliqués. Alternant des études de cas, des entretiens et des réflexions plus théoriques, ce cours renforcera capacités d’analyse et d’action (recherche-action, plaidoyer, …).

Cet enseignement articule réflexion théorique et approches empiriques de la prison et propose un regard nouveau sur le carcéral en Afrique.

Séminaire de méthode : de l’enquête à la rédaction

Dans le cadre du MASTER MASDEL dirigé par Prof. Moustapha Keita Diop

Acte 1 : autour de la « circulation virale en détention » Pr Frédéric Le Marcis, ENS de Lyon & IRD (CERFIG)
Université Général Lansana Conté de Sonfonia Faculté des sciences sociales. Samedi 13 juillet 2019 de 10h à 12h dans la Salle MASDEL

étude des relations entre les humains et les chauves-souris (Conakry, Kindia)

Les maladies zoonotiques ont acquis une attention internationale, et ce notamment en Guinée
depuis l’épidémie à virus Ebola (2013-2016). Les recherches scientifiques se fixent pour objectif de
comprendre les mécanismes d’émergence d’une infection de la faune sauvage à l’homme. Au cœur
d’une perspective transdisciplinaire (EboHealth), l’enquête présentée ici s’intéresse aux interactions
entre les chauves-souris (désignées par les scientifiques comme animal vecteur du virus Ebola) et les
populations. L’ethnographie menée sur deux terrains (l’un urbain au sein de Conakry, l’autre rural dans
un village peul de la préfecture de Kindia), vise à identifier les perceptions, les représentations et les
moments de contact impliquant les chiroptères dans des univers culturels, écologiques et sanitaires
variés. Dans un contexte d’évaluation des risques et de préparation aux épidémies, la chauve-souris
est la source de discours multiples entre volontés de dispersion et de conservation.

Par: Benjamin FREROT – Master Anthropologie (Lyon2, IRD, CERFIG)

Objectifs de la formation
Acquisition des connaissances en santé internationale, épidémiologie, microbiologie, santé publique, gestion et anthropologie sur les menaces de la sécurité sanitaire en Afrique
Prendre la mesure des principales problématiques en santé globale et des approches actuelles pour les aborder
Développer la capacité des auditeurs à analyser des situations et des problématiques de santé globale, et à concevoir et mettre en place des stratégies pour y répondre
Favoriser l’insertion professionnelle des participants dans le champ de la santé globale grâce aux rencontres avec des acteurs évoluant dans ce milieu……. Télécharger le document de l’appel à candidature

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a inauguré ce vendredi, 19 avril 2019, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, le Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG). Fruit de la coopération entre la France et la Guinée, le CERFIG qui est le premier centre de recherche infectiologie dans le pays a pour vocation la surveillance des maladies à potentiel épidémiologique. Il prépare également le pays à la prévention des maladies infectieuses. Ce centre à caractère régional est le résultat basé sur plusieurs projets de recherche post-Ebola mis en place par les chercheurs guinéens et français.

Le site de PostEboGui à N’zérékoré a fermé le 15 janvier dernier. La séance de restitution a eu lieu le jeudi 21 mars, au CREDEZ (Centre de recherche et de documentation sur l’environnement de N’zérékoré). Elle a été l’occasion pour l’équipe et les patients de se retrouver une dernière fois. Une quarantaine de patients se sont déplacés. Amadou Camara et Cécé Kpamou ont dit quelques mots d’introduction. Souleymane Soumaoro a ensuite formulé un discours au nom de l’association des personnes guéries d’Ebola de N’zérékoré, suivi du discours du Dr Yamoussa Youla (directeur de l’hôpital régional de N’zérékoré), représenté par le Dr Mamady Djouldé Barry (chef de laboratoire PCR de l’hôpital). Les Dr Mamady Condé (psychologue) et Dr Madeleine Doumbouya (chef de service laboratoire de l’hôpital) étaient également présents. La présentation a été assurée en français et en guerzé par Amadou Camara et Justine Koumba Kondiano (médecin). Suite à la présentation, les patients ont échangé pendant une heure avec l’équipe de PostEboGui et les médecins de l’hôpital. Ils ont insisté sur le fait qu’il est nécessaire que leur prise en charge continue, en particulier pour les patients ayant des séquelles. Ils ont également demandé à être intégrés dans les programmes de surveillance des épidémies. Pour clôturer la séance nous avons partagé un repas.

La semaine du 18 mars les séances de restitution des résultats de recherche de PostEboGui ont eu lieu dans les deux sites de Guinée forestière. Pour l’occasion, une équipe s’est déplacée de Conakry, composée de Cécé Kpamou (data manager), Amadou Camara (Attaché de recherche clinique – ARC – à Nzérékoré), et Eva Barranca (anthropologue).

A Macenta la séance s’est déroulée le mardi 19 mars dans la salle de réunion du staff à l’hôpital préfectoral, généreusement mise à disposition par la direction. Pour l’évènement plus de 80 patients s’étaient déplacés, ainsi que le Dr Kaba Condé, directeur de l’hôpital, Dr Doumbouya, chirurgien, et Dr Sidi Lamine Sako, médecin. Après les mots d’accueil et de remerciements formulés par Aboubacar Ousmane Diaby (ARC du site), Cécé Kpamou et le Dr Kaba Condé, la présentation a débuté. Elle a été assurée en trois langues : français, toma et malinké, afin que tout l’auditoire puisse comprendre. Ce sont Aboubacar Ousmane Diaby, ainsi que les médiateurs du site, Abel Woloba Guilavogui et Chafic Fakoury junior qui ont présenté le document Powerpoint. La séance a duré près d’1h30, et s’en est suivie une série de questions et de réactions. Les patients ont en particulier formulé leurs inquiétudes quant au devenir de leur prise en charge. Le Dr Kaba Condé s’est ainsi engagé à ce que l’établissement continue à leur offrir les meilleurs soins possibles, tout en leur assurant une prise en chargepréférentielle. Cette annonce a soulagé l’assemblée. Nous avons ensuite partagé un repas avant de nous quitter. Le site de Macenta a fermé ses portes deux jours plus tard.

Participants venus à la séance

Abel Woloba Guilavogui et Chafic Fakoury junior ont assuré la presentation.

Le Dr Kaba Condé, directeur de l’hôpital de Macenta et le Dr Doumbouya, chirurgien, répondent aux questions des patients