Frédéric Le Marcis est anthropologue. Professeur à l’ENS de Lyon (Laboratoire Triangle: http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article3011) ; il est en accueil comme directeur de recherche au sein de l’UMI 233 TransVIHMI (https://transvihmi.ird.fr/membres/les-titulaires/le-marcis-frederic) et affecté au CERFIG

Ses travaux articulent anthropologie politique et anthropologie de la santé à partir d’entrées empiriques tels que les épidémies et la prison en Afrique.

Programme en cours

« Immunisation sociale. Penser la Preparedness ‘par le bas’ » 2018-2023 Co-investigateur SHS (avec Shelley Lees, London School of Hygien and Tropical Medicine) du projet EBOVAC 3 (Bringing a prophylactic Ebola vaccine to licensure (EBOVAC3), Financement IMI (Inovative Medicine Initiative). Programme de recherche développé à une triple échelle (internationale, communautaire, moléculaire) afin de penser la preparedness. Il s’agit de proposer une discussion critique de la notion afin d’alimenter et d’organiser la lutte contre les « émergences ».

– L’échelle de la recherche virologique internationale : La Guinée n’est pas un terrain vierge de recherche virologique ou vaccinale. Il importe d’en connaître l’histoire et d’en saisir les traces dans le présent (notamment dans la réception par les populations des interventions de santé publique) : recherche dans les archives et auprès des acteurs historiques de l’IRBAG (ex-pastoria).- L’échelle « communautaire » : Madina Oula, préfecture située à l’Est de Pastoria, a été un lieu de recherche continue (prélèvements de faune sauvage, prélèvements biologiques) depuis les années 20. En 1982, cette préfecture est le lieu d’une épidémie à filovirus avérée (Marburg, Ebola probable) et arénavirus (Lassa) qui laisse un souvenir vivace auprès de la population (près de 150 décès déclarés). Dans ce contexte une expérience et un savoir relatif à la gestion du risque épidémique se sont constitués avec des effets sur la gestion présente du risque épidémique.

– L’échelle moléculaire : la région de Madina Oula n’a pas connu de cas d’infections pendant l’épidémie de 2014-2016 alors que la préfecture est adjacente de l’un des foyers épidémique (Forécariah en Basse-Côte). A la question de l’immunisation sociale face au risque épidémique dont rend compte l’enquête anthropologique est ajoutée une enquête à l’échelle moléculaire afin d’interroger la possibilité d’une immunité biologique.

« Circulation Virale et Bactérienne en détention » Projet développé avec le CERFIG, l’Institut National de Santé Publique de Guinée, le Service de Maladie Infectieuse et Tropical de l’Hôpital Donka : évaluation de la prévalence du VIH, des hépatites B et C, et de la tuberculose (+ coïnfections et résistances) en milieu carcéral, génotypage des virus et bactéries circulant dans la prison et entre le dedans et le dehors, analyse des conditions anthropologiques de leur circulation pour une prévention ciblée. Financement Union Européenne (Programme d’Aide à la Réforme de la Justice, 100 000 euros). Projet soumis à l’ANRS et au Fonds Mondial (initiative 5%). Projet pilote développé à la Maison Centrale de Conakry pour extension à la Guinée, Burkina, Cameroun (via financement fonds 5%) en 2020-2021.

Dans le cadre de la réponse à la pandémie de Coronavirus, trois axes de recherche sont développés (financement Enabel, AFD) AXE 1 : sociabilités à distance AXE 2 : logiques de construction du risque chez les soignants AXE 3 : Suivi des contacts et isolement des malades

« Immunisation sociale. Penser la Preparedness ‘par le bas’ »

Titres et Diplômes Universitaires français

  • 2009 : Habilitation à Diriger des Recherches, Univ. de Provence Aix-Marseille 1.
  • 2001 : Doctorat en anthropologie à l’EHESS – Paris.
  • 1995 : D.E.A. d’anthropologie à l’EHESS – Paris.
  • 1995 : Diplôme Unilingue Langue et Civilisation en Peul à l’INALCO.
  • 1994 : Maîtrise d’ethnologie à l’université Paris X – Nanterre