Ce premier séminaire qui s’est déroulé ce 09 octobre 2019 au CIRD a regroupé une trentaine d’étudiants en Master et de chercheurs venus discuter de la présentation du Pr Frédéric Le Marcis de l’IRD-CERFIG portant sur le thème : : « Immunisation sociale : Penser la preparadness avec la population ». Une approche basée sur l’anthropologie de la santé qui a permis de camper le contexte historique de Ebola, de la santé globale et des postures liées à la « preparadness » comme double instrument de préparation ou d’anticipation humanitaire et sécuritaire. Est il pertinent d’envisager ce contexte global de santé sans les populations ? Non estime Pr Le Mercis qui en a profité pour retracer un pan de l’histoire des maladies en Guinée sur la base des archives consultées.

 méthodologiques furent posées par les étudiants qui se sont félicités de cette session formative de renforcement de leurs capacités scientifiques.

Prochain séminaire le mercredi 6 novembre 2019 qui sera introduit par Dr Marie Yvonne Curtis : « Art’ernatiUne approche de déconstruction des impensés au triple niveau des amnésies, faux-semblants et de l’histoire des hommes et des virus. Globalement, Pr Marcis estime que les histoires ne sont pas vierges, bien au contraires les « communautés » plurielles ont toujours eu des dispositifs de prise en charge des maladies que les nouvelles logiques de « preparadness » semblent oublier ou négliger. Une occasion pour le CIRD de magnifier cette initiative scientifique qui sera institutionnalisée. Plusieurs questionsves : Quand art rime avec Responsabilité sociale »

A titre de rappel, ce cycle de séminaire scientifique est une initiative coordonnée par Dr Marie Yvonne Curtis (LASAG-MASDEL-UGLCS), Pr Moustapha Keïta Diop (LASAG-MASDEL-MASDEL-UGLCS), Pr Frédéric Le Marcis (IRD & CERFIG), Dr Ramadan Diallo (CIRD) et chercheurs nationaux et internationaux. L’objectif de ce séminaire est de soutenir un espace de présentation et de discussion des travaux de sciences sociales développés en ou sur la Guinée. Ce cycle de séminaires est ouvert aux étudiants à partir du master et aux chercheurs de toute institution et discipline des sciences sociales.

Il consiste :

– En la présentation par un chercheur confirmé ou d’un étudiant d’une recherche en cours de réalisation (il peut donc s’agir d’un projet de master) (30 min).

– D’une discussion du projet par un discutant ayant au préalable reçu le texte de la présentation (30 min).

– D’un débat avec la salle (1h).

Il se veut un lieu de discussion bienveillante mais sérieuse de travaux, favorisant à la fois l’apprentissage de la recherche par la recherche et la présentation de l’actualité de la recherche menée en Guinée et au-delà.

Programme provisoire

  1. Mercredi 9 octobre : Pr Frédéric Le Marcis
  2. Mercredi 6 novembre : Dr Marie Yvonne Curtis : « Art’ernatives : Quand art rime avec Responsabilité sociale »
  3. Mercredi 4 décembre : Chercheur CIRD
  4. Mercredi 8 janvier 2020 : Pr Ramon Sarro
  5. Mercredi 5 février 2020 : Pr Moustapha Keïta-Diop : « Monopole foncier de l’Etat et droits fonciers des communautés dans les zones minières »
  6. Mercredi 4 mars 2020 : Abdou Ndao, Directeur exécutif du CIRD : « Introduction à la question des identités culturelles en Afrique de l’Ouest à partir des données ethnographiques entre la Gambie, La Guinée-Bissao et le Sénégal
  7. Mercredi 1eravril 2020 : Dr Ramadan, Directeur exécutif adjoint et administrateur principal des départements : «Les enjeux liés à l’ethnicité en Guinée».

La formation « des prisons en Afrique » s’est déroulé les jeudi 1er et vendredi 2 août 2019 au CERFIG. Elle a réuni 17 participant impliqués dans l’action auprès des détenus ou intéressés par la question carcérale (dont les membres de l’ONG Même Droits pour Tous, MDT). Tous les participants ont validé la formation en obtenant la moyenne au QCM de fin de formation.

A l’issue de la formation, les participants ont reçu une attestation de formation et une version en pdf de l’ensemble des enseignements leur a été transférée par email.

Les avis des participants recueillis anonymement sont intégralement reproduits ci-dessous :

Participant 1 : J’ai trouvé la formation très intéressante. J’ai eu accès à beaucoup d’expériences sur les réalités de certains pays africains ainsi que sur les solutions de la bonne gestion des prisons et des prisonniers, sur les droits des prisonniers et sur le cadre sanitaire. Merci.

Participant 2 : Merci. Je suis vraiment contente de participer à cette formation qui a augmenté ma connaissance sur les conditions de détention des prisonniers

Participant 3 : J’ai trouvé la formation très intéressante et les vidéos sont également de haute qualité. Mais la partie sur l’histoire des prisons est très longue, il faut envisager de la réduire si possible. Merci beaucoup

Participant 4 : J’ai trouvé les interventions des experts très instructives et précises. J’avoue que j’ai appris plein de choses qui m’étaient tout à fait étrangères. Je sollicite pour la prochaine fois que d’autres experts soient présents pour la formation. Enfin je terminerai en remerciant l’animateur et ses collègues pour le travail abattu. Merci !

Participant 5 : J’ai vraiment aimé cette formation car elle m’a permis d’apprendre les réalités de la vie en prison, combien les détenus africains souffrent. C’est la première fois que j’assiste à une formation par vidéos et que je réponds à des QCM.

Participant 6 :

  1. Je recommande à Ecoppaf de formaliser ses vidéos sur des supports en dur.
  2. Pertinence des thèmes qui ont permis d’avoir une idée générale de la prison en Afrique
  3. Gestion rationnelle du temps et cadre de la formation excellent.

Participant 7 : La formation en général fut parfaitement animée par le formateur et l’ensemble de ceux qui ont facilité le déroulement de cette formation. Oui, j’avoue être satisfait de cette formation.

Participant 8 : Je suis très ravi d’avoir suivi cette formation car j’ai eu beaucoup de connaissance concernant les conditions de vie des prisonniers dans les prisons africaines. Je remercie le formateur et je souhaiterai qu’il organise ce genre de formation chaque année.

Participant 9 : C’est ma première fois de suivre une formation en vidéo. J’ai beaucoup apprécié. Le cours m’a permis de savoir ce que c’est que la prison en Afrique et combien les prisonniers souffrent.

Participant 10 : Les différents vidéos et témoignages nous ont fait comprendre qu’elle était la place de la prison avant l’époque coloniale et après, quelle relation existe entre la prison et le pouvoir, l’histoire de la prison a aussi été abordée de manière exhaustive. NB : la prison est un mal nécessaire.

Participant 11 :  on vous remercie avant tout. Mes remarques : cette formation a été vraiment importante en ce sens où c’est à la fois audio et visuel et la rencontre de nouveaux mots. Donc je vous note 9/10

Participant 12 : Cette formation a été utile pour moi, parce qu’elle m’a permis de connaître de nouvelles orientations, de nouvelles approches pour rendre plus pertinentes et efficaces mes actions à travers mon organisation Actions Sans Frontières pour le Développement (ASFD) en collaboration avec d’autres organisations comme l’ONG « MDT ». Elle m’a permis également de comprendre des défis énormes à relever dans les prisons en Guinée liés à la santé, l’insertion socio-professionnelle des détenus. Je suggère par ailleurs que désormais la présentation des semaines soit appuyée par des résumés sur le papier padex pour plus de compréhension.

Participant 13 : les supports doivent pouvoir être disponibles pendant la formation. Les vidéos ne sont pas suffisantes pour une bonne maîtrise des cours. Le temps imparti n’est pas suffisant pour traiter les thèmes sinon la formation est bonne et utile pour notre travail.

Participant 14 : Une formation qui me renforce les capacités cependant il y a lieu d’insérer dans les documents ceci :

  • L’impact économique des frais de procédure judiciaire qui assaille les familles.
  • La participation des magistrats à la gouvernance des prisons pour le respect de la loi sur les délits mineurs. Leur concours permet de lutter contre la surpopulation carcérale.

Participant 15 : La formation a été très enrichissante. J’ai découvert beaucoup de choses que j’ignorais de la prison. Vu que j’ai pour ambition de faire partie des forces de l’ordre (gendarmerie), c’est pour moi une opportunité en or d’avoir pu profiter de cette formation. Merci.

Participant 16 :

Aspects positifs :

  1. Travail bien organisé.
  2. Vidéos instructives.
  3. Disponibilité du formateur.

Aspects négatifs :

  1. Le temps est petit pour la formation.
  2. La vidéo est un peu rapide pour la prise de notes.

Acte 3 : Lire un article scientifique en anglais et réaliser une fiche de lecture.

Pr Frédéric Le Marcis, ENS de Lyon & IRD (CERFIG) 
Université Général Lansana Conté de Sonfonia, Faculté des sciences sociales
Samedi 2 août 2019  de 10h à 12h, Salle du MASDEL

Cette séance du séminaire est consacrée à l’initiation à la lecture d’un article scientifique en anglais (préparé par les étudiants :

Gluckman, Max 1940 “Analysis of a Social Situation in Modern Zululand », Bantu Studies, 14(1) : 1–30, http://dx.doi.org/10.1080/02561751.1940.9676107 et à la présentation d’un modèle de fiche de lecture.

Etudiants du MASDEL

Pr F. Le Marcis et W. Diouf

Séminaire de méthode : de l’enquête à la rédaction

Dans le cadre du MASTER MASDEL dirigé par Prof. Moustapha Keita Diop

Acte 1 : autour de la « circulation virale en détention » Pr Frédéric Le Marcis, ENS de Lyon & IRD (CERFIG)
Université Général Lansana Conté de Sonfonia Faculté des sciences sociales. Samedi 13 juillet 2019 de 10h à 12h dans la Salle MASDEL

étude des relations entre les humains et les chauves-souris (Conakry, Kindia)

Les maladies zoonotiques ont acquis une attention internationale, et ce notamment en Guinée
depuis l’épidémie à virus Ebola (2013-2016). Les recherches scientifiques se fixent pour objectif de
comprendre les mécanismes d’émergence d’une infection de la faune sauvage à l’homme. Au cœur
d’une perspective transdisciplinaire (EboHealth), l’enquête présentée ici s’intéresse aux interactions
entre les chauves-souris (désignées par les scientifiques comme animal vecteur du virus Ebola) et les
populations. L’ethnographie menée sur deux terrains (l’un urbain au sein de Conakry, l’autre rural dans
un village peul de la préfecture de Kindia), vise à identifier les perceptions, les représentations et les
moments de contact impliquant les chiroptères dans des univers culturels, écologiques et sanitaires
variés. Dans un contexte d’évaluation des risques et de préparation aux épidémies, la chauve-souris
est la source de discours multiples entre volontés de dispersion et de conservation.

Par: Benjamin FREROT – Master Anthropologie (Lyon2, IRD, CERFIG)

REPORTAGE Des chercheurs guinéens parcourent le pays pour capturer des chauves-souris, afin de vérifier si cet animal pourrait être responsable de la transmission à l’homme de la redoutable fièvre hémorragique.

Huit heures du matin, au Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (Cerfig). Garé dans la cour, le pick-up vient d’être bâché. Dans la cargaison, des tentes, des bottes, des lampes frontales et des masques de laboratoire. Chercheur et biologiste, Alpha Keita tend au chauffeur, prêt à démarrer, l’enveloppe contenant les ordres de mission pour les quatre hommes du projet Réservoir.

Le programme scientifique, ambitieux, vise à identifier l’animal servant de réservoir à Ebola. Ce virus hautement contagieux provoque régulièrement des flambées de fièvres hémorragiques en Afrique, avant de s’évanouir dans la nature. Actuellement, il sévit en République démocratique du Congo.

Mais où se cache-t-il, entre deux épidémies meurtrières ? Quelle espèce peut bien lui servir d’hôte, sans y succomber ? Pour les scientifiques, la chauve-souris est le suspect numéro un. « On ne fait pas de pause sur la route, le préfet de Mamou nous attend », décrète Alpha, avant de se hisser dans le véhicule suiveur, un gros 4 × 4. La nationale 1 quitte la capitale, Conakry, pour monter vers le massif du Fouta-Djalon et la ville de Mamou, à 800 mètres d’altitude. Derrière les vitres défile un paysage de savane verdoyante, plantée de grands arbres.

Des habitants méfiants

Expérimentés, les chauffeurs slaloment entre les trous béants dans la chaussée ; évitent les poids lourds en panne et ceux accidentés ; klaxonnent à l’entrée des villages mêlant cases en terre et maisons aux toits de tôle. Le trajet de 300 kilomètres prendra six heures. La route, cependant, reste l’une des moins mauvaises de ce pays d’Afrique de l’Ouest, classé par les Nations unies au 192e rang pour l’indice de développement humain – sur 197 pays.

Jamais aussi à l’aise qu’en tongs et survêtement, Alpha grimpe au pas de course le perron monumental de la préfecture de Mamou, ses acolytes sur les talons. À 38 ans, le scientifique guinéen formé en France – il a soutenu sa thèse à l’université d’Aix-Marseille – se passerait bien de visites protocolaires. Mais se signaler aux autorités locales, dans leur cas, n’est pas une option : il en va de leur sécurité.

Car enquêter sur les origines d’Ebola, dans une nation encore hantée par les images des corps sous plastique et des maisons investies par des hommes habillés en cosmonaute actionnant des pulvérisateurs, constitue une activité à risque. Dans les régions où l’épidémie a sévi entre 2014 et 2016, les habitants restent méfiants. « Pas plus tard qu’en mai, nous avons manqué de nous faire lyncher après avoir capturé des chauves-souris », glisse tout bas le plus jeune de l’équipe, Souana Goumou, tandis qu’un fonctionnaire tamponne un à un leurs ordres de mission. Il refuse d’en dire plus, comme si raconter ce jour funeste pouvait attirer à nouveau le mauvais sort.

Au deuxième jour, un homme âgé embarque à l’avant du pick-up. Calot brodé sur la tête et courte barbe blanche, il guide les véhicules sur un chemin de terre descendant vers la rivière. Et les arrête devant un taillis masquant l’entrée d’une grotte, repaire de chauves-souris connu des locaux.

Cet autochtone, indemnisé pour son aide, cautionne aussi – par sa simple présence – les bonnes intentions de l’équipe. Très vite, un attroupement se forme. Qui sont ces inconnus en bleu de travail ? À quoi sert le cadre de métal géant tendu de fils transparents qu’ils viennent de déballer ? Alors, Souana explique le principe du piège « harpe », indétectable pour les chauves-souris ; comment les mammifères vont le heurter en plein vol à la sortie de la caverne, glisser le long de ses « cordes » et chuter dans le berceau de plastique, en dessous, sans se blesser.

Soudain, un bruit de moto couvre ses paroles. Un garçon en maillot de foot descend du deux-roues, retire les écouteurs de ses oreilles et serre les mains à la ronde. Recruté dans le village voisin, il est le deuxième­ guide de la mission. « Un jeune, un vieux, pour faire le lien avec toutes les générations, explique Alpha. C’est notre assurance-vie, davantage que les tampons du préfet. »

La chauve-souris, possible « réservoir » d’Ebola

À la nuit tombée, le spectacle devient surréaliste. Assis autour d’une table de camping dans une clairière, les agents du projet Réservoir s’éclairent à la frontale. Tels des cyclopes masqués et gantés, ils échantillonnent l’une après l’autre la quinzaine de rousettus aegyptiacus – ou roussettes d’Égypte – capturées au crépuscule. L’un des vétérinaires maintient le spécimen, ailes dépliées ; Souana le biologiste le pique avec une aiguille au niveau du coude pour faire perler quelques gouttes de sang ; il aspire le liquide rouge dans une pipette puis le dépose sur un papier buvard.

Enfin le vétérinaire, d’un geste rapide des bras évoquant une incantation, lance la chauve-souris vers le ciel. Les badauds, médusés, la regardent s’envoler et disparaître dans l’obscurité. Cette collecte méticuleuse d’échantillons sanguins a débuté en 2015 à l’initiative d’institutions françaises, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Inserm et l’université de Montpellier. Elle se déroule simultanément en Guinée, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Plus de quatre mille papiers buvards ont déjà pu être analysés. Un tout petit nombre a révélé la présence d’anticorps dirigés contre des protéines du virus Ebola.

Trois espèces de chauves-souris, dont la roussette d’Égypte, sont concernées, selon l’article paru en décembre dans la revue Emerging infectious diseases. L’un des auteurs, la virologue Martine Peeters, pointure de la recherche mondiale sur le VIH-sida, use prudemment du conditionnel : « Les résultats positifs pourraient être le signe que ces chauves-souris ont été infectées par le virus Ebola dans le passé. »

« Vous êtes venus pour infecter Ebola dans notre village ! »

Les curieux sont repartis et Souana plie la dernière chaise, soulagé que personne ne les ait pris à partie. Il est disposé, maintenant, à raconter la mission qui avait si mal tourné. « Nous étions à l’autre bout du pays, dans un coin de Guinée forestière, commence-t-il. À cet endroit, Ebola avait fait une cinquantaine de morts et de nombreux orphelins… » Par précaution, l’équipe avait convié le sous-préfet en personne.

Assis autour de la table, Souana et les autres prélevaient le sang de leur 13e spécimen quand des femmes accompagnées d’enfants les ont encerclés. La rumeur circulait selon laquelle ils injectaient Ebola aux chauves-souris pour qu’elles répandent le virus chez les « forestiers » – le nom donné aux habitants de la région.Le sous-préfet avait pris la parole.

Mais il n’a pas été compris, ou cru. Bientôt, environ 200 personnes vociféraient : « Vous êtes venus pour infecter Ebola dans notre village ! Quittez ! » Alors le représentant de l’État a ordonné de ranger le matériel et de partir. « Nous savions tous que l’étape d’après, ce serait les bâtons et les machettes », conclut Souana, avant de grimper dans le pick-up.

Le 4 × 4 démarre à sa suite. Assis à l’avant, Alpha Keita suit la danse des feux arrière de la camionnette qui attaque la colline crevassée par les ruissellements. « Avec ses chercheurs répartis entre l’Afrique et la France, notre équipe pourrait bien découvrir les origines d’Ebola, rêve tout haut le spécialiste des microbes émergents. Quand on saura où s’abrite le virus, alors il devrait être possible d’empêcher sa transmission à l’homme. » Et d’éviter ainsi la répétition du scénario catastrophe survenu en Afrique de l’Ouest, où la contamination d’une seule personne dans un village de Guinée forestière a entraîné plus de 11 000 morts.

Source: LA CROIX

Formation à la réponse aux épidémies, Conakry, 21/01/2019 – 01/02/2019. Date limite de dépôt de candidature : 16 Novembre 2018

Contexte

Le PSIP « Changements Globaux et Risque Infectieux Émergents », porté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), vise à : « Développer des activités de veille épidémiologique et de surveillance de ces infections (émergentes ou ré-émergentes), à préparer les populations et les acteurs de la santé et les interventions face aux menaces épidémiques, à comprendre les bases socio-culturelles de la propagation de ces infections et à améliorer l’accès aux soins et aux traitements de qualité. »

Présentation de la formation

Dans le portefeuille d’activités de ce programme, il est proposé une formation pluridisciplinaire introductive de deux semaines portant sur l’investigation et la réponse interdisciplinaire aux épidémies. Cette formation est destinée aux chercheurs, enseignants chercheurs et autre personnel (para)médical d’Afrique francophone, partenaires de l’IRD, susceptibles d’être mobilisés dans l’investigation ou la réponse aux épidémies qui souhaitent acquérir un savoir-faire pratique sur cette thématique. L’objectif pédagogique est d’acquérir un langage et des outils communs, l’objectif opérationnel est de renforcer les capacités d’investigation et de mise en œuvre afin d’améliorer les réponses aux situations épidémiques et les appliquer à des projets de recherche. Un module de 5 jours est proposé en épidémiologie, suivi de deux introductions de deux jours, l’une aux sciences sociales, l’autre aux approches de modélisation mathématique en épidémiologie et évolutive (génétique). La présentation détaillée du module en épidémiologie figure en annexe.

Le module épidémiologique Ce module de 5 jours associe une présentation des concepts épidémiologiques de base et des études de cas utilisant des «vraies » données issues d’épidémies. Divers contextes épidémiques seront abordés : rougeole, choléra, paludisme, méningites, fièvres « hémorragiques » virales (maladie à virus Ebola, fièvre de Lassa, fièvre de la Vallée du Rift). La gestion des prélèvements biologiques en contexte épidémique sera également abordée.

La conception et la mise en œuvre de ce module se font en partenariat avec Epicentre/MSF qui a une longue expérience de la formation à la réponse aux épidémies.

Introduction à la modélisation Cette introduction de 2 jours aura pour objectif d’initier les participants à la modélisation mathématique en épidémiologie afin d’identifier comment développer des modèles, ce que ce type de modèles peuvent apporter et dans quel contexte ils peuvent être utilisés.

L’articulation de ces modèles avec des données épidémiologiques de terrain, ainsi que des données de séquences génétiques, seront aussi abordés.

Introduction aux SHS Cette introduction de deux jours aura pour objectif d’initier les participants à la recherche en sciences humaines et sociales en contexte de crise épidémique. Des intervenants en sciences politiques, sociologie, anthropologie et géographie seront en particulier mobilisés. … Télécharger l’intégralité de l’appel à Candidature